Alice Cordier est une activiste, influenceuse et chroniqueuse identitaire française se réclamant du féminisme.
Mis à jour le 16 avril 2026
Elle prend le pseudonyme d'Alice Cordier lorsqu'elle crée le Collectif Némésis avec quelques amies, en octobre 2019. Elles ne se reconnaissent pas dans ce que Cordier décrit comme l'« idéologie gauchiste » des mouvements féministes contemporains, défendant elle-même une ligne d'extrême droite. Elle en est la présidente et la salariée.
En 2021, dans un bar du 5e arrondissement de Paris, elle est victime d'une agression de Baptiste Deodati (dit Baptiste Marchais), membre connu de la fachosphère (réseaux d'extrême droite sur Internet), qui lui aurait mis, selon Alice Cordier, « une violente gifle ». Il reconnaît son geste mais le minimise par rapport à la description d'Alice Cordier, qui dépose plainte. L'incident ferait partie d'un contexte de « bataille entre influenceurs d'extrême droite », et s'inscrirait dans le cadre d'« une rancœur ancienne et tenace » entre les deux personnalités.
En mars 2022, Alice Cordier et plusieurs militantes lèvent des fonds et passent trois semaines en Slovaquie, à la frontière polonaise, officiellement pour apporter de l'aide humanitaire aux réfugiés ukrainiens. La portée de leur action humanitaire est contestée, l'action ressemblant davantage à une opération de communication, notamment sur le thème d'une division entre réfugiés ukrainiens qui eux, ne seraient, selon Alice Cordier, « pas dangereux » contrairement aux « migrants » « extra-européens ».
Le 2 septembre 2023, au cours de la braderie de Lille, elle est arrêtée et mise en garde à vue pour le déploiement de banderoles racistes dans la rue Nationale et sur la façade de l'hôtel Carlton, avec deux autres militantes de Némésis. L'une d'elles affiche la phrase « Lectures salafistes dans les lycées de votre ville : vous sentez-vous en sécurité à la Braderie de Lille ? ». Les « lectures » évoquées par le collectif, qui font référence à une polémique ancienne, sont infirmées par un article de Libération, et ne concernent qu'un seul des lycées de la ville. Alice Cordier « évoque de supposées agressions sexuelles par des auteurs en situation irrégulière sur le territoire français ». La ville de Lille porte plainte contre le collectif pour incitation à la haine raciale et le propriétaire de l'hôtel pour atteinte à l'image et mise en danger de la vie d'autrui.
Le 21 janvier 2025, lors d'un événement organisé par un think tank, le Centre de réflexion sur la sécurité intérieure, Alice Cordier interpelle le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, au sujet de la dissolution administrative de la Jeune Garde a
Au moment de la création de Némésis (2019), Alice Cordier était en couple avec un membre des Zouaves Paris (groupuscule néonazi violent, dissous par la suite pour ses actions violentes). Ce compagnon était décrit comme un « vrai néo-nazi » collectionnant des objets glorifiant le IIIe Reich (selon des révélations médiatiques)
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Photo et geste controversé (mars 2026)
Une photo datant de 2022 (Alice Cordier avait environ 18-20 ans selon ses dires) a été republiée par un militant néonazi lyonnais (Gwendal Delange, alias « Kenneth »).
Sur l'image, elle pose avec un homme flouté et ils forment tous deux un geste avec les mains ressemblant à un « S » ou éclair (référence aux runes SS des Schutzstaffel nazis).
Le militant commente : « Alice Cordier du Collectif Némésis, à l’ancienne, de Bretagne à Lyon, SS partout. »
Réponse d'Alice Cordier : elle dénonce une « obsession de l’extrême gauche pour le nazisme » et affirme qu’il s’agissait du geste d’un groupe de rap montré par un inconnu dans un bar de surfeurs. Elle se présente alors comme « un bébé » à l’époque.
Cette photo est souvent citée comme un lien visuel direct avec la mouvance néonazie
Jusqu’en 2022, le service d’ordre de Némésis était assuré (entre autres) par les Zouaves Paris (néonazis violents).
En France, il est aussi assuré par la Cocarde étudiante (droite radicale).
Des échanges internes (révélés par L'Humanité en 2026) montrent des coordinations avec des groupuscules néofascistes lyonnais comme Audace Lyon pour tendre des pièges ou agresser des militants de gauche. Exemple : une responsable locale de Némésis propose de servir d’« appât » pour que les nervis d’Audace interviennent.
En Suisse, plusieurs fondatrices de Némésis Suisse (dont l’ex-présidente régionale Sarah Prina) venaient du groupe Militants Suisses (néonazi) ou entretiennent des liens avec Junge Tat (issu de la mouvance néonazie). La section suisse affirme avoir pris ses distances, mais les liens sont documentés.
En France : Alice Cordier et plusieurs militantes parisiennes de Némésis ont des liens avec :
Preuve : Elles se sont affrontées par vidéos interposées sur la place de la femme. Cordier prône un 'féminisme' identitaire actif, tandis qu'Escufon défend un modèle ultra-traditionaliste de femme au foyer.
Le média a réalisé plusieurs entretiens et reportages mettant en avant la fondatrice du Collectif Némésis.
Elles évoluent dans les mêmes sphères de l'influence identitaire en ligne et ont déjà participé à des actions ou événements communs.