Les natifs - Collectif | Relations, sources et contexte
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Les natifs
"Les Natifs" est un collectif français apparu en 2023, se présentant comme un mouvement de "réinformation" et de défense des "Français de souche". Il est principalement actif sur les réseaux sociaux (Twitter/X, Telegram, YouTube) et organise des événements ou des opérations médiatiques.
Mis à jour le 17 avril 2026
Un discours identitaire et essentialiste
La théorie du "grand remplacement" en filigrane
"Les Natifs" reprend régulièrement des thèmes chers à l’extrême droite, comme la peur d’un "remplacement" de la population française par l’immigration.
Leurs publications mettent en avant des statistiques sélectives sur l’immigration, l’islam ou la criminalité, souvent sorties de contexte ou exagérées, pour alimenter un sentiment de crise identitaire.
Une vision ethnocentrée de la France
Le collectif défend une conception restrictive de l’identité française, centrée sur une origine "européenne" ou "chrétienne", excluant de fait les Français issus de l’immigration ou des territoires ultramarins.
Leurs discours minimisent ou nient la diversité culturelle et historique de la France, réduisant l’appartenance nationale à des critères ethniques ou religieux.
Des méthodes controversées : désinformation et provocations
La "réinformation" comme outil de manipulation
"Les Natifs" se présente comme un contre-pouvoir médiatique, mais ses "informations" sont souvent des rumeurs, des théories du complot ou des fake news.
Exemple : Relais de fausses informations sur des "zones de non-droit" ou des "violences migratoires", sans sources vérifiables.
Utilisation de montages vidéo ou de citations tronquées pour discréditer des personnalités politiques, des médias ou des associations.
Des actions provocatrices et clivantes
Le collectif organise des opérations coup de poing (affichages sauvages, distributions de tracts, interventions dans des débats publics) pour médiatiser ses idées.
Ces actions visent souvent à créer des polémiques ou des tensions, notamment en ciblant des symboles de la gauche, de l’antiracisme ou de l’islam.
Exemple : Campagnes contre le "wokisme" ou l’"islamo-gauchisme" dans les universités, avec des accusations infondées de "censure" ou de "communautarisme".
Plusieurs membres ou sympathisants de "Les Natifs" ont des liens avérés avec des partis ou groupes d’extrême droite (Rassemblement National, Les Identitaires, etc.).
Le collectif partage régulièrement des contenus de figures controversées, comme Renaud Camus (théoricien du "grand remplacement") ou des militants condamnés pour propos haineux.
Un discours qui banalise l’extrémisme
En se présentant comme un mouvement "apolitique" ou "citoyen", "Les Natifs" contribue à normaliser des idées radicales dans le débat public.
Leurs prises de position sur l’immigration, l’islam ou la laïcité reprennent des thèmes traditionnels de l’extrême droite, mais avec un langage "modernisé" pour toucher un public jeune.
Un impact toxique sur le débat public
Polarisation et radicalisation
Le collectif participe à la polarisation de la société en opposant systématiquement "Français de souche" et "autres", alimentant les tensions communautaires.
Ses discours peuvent radicaliser des jeunes en quête de sens, en leur offrant une vision simpliste et manichéenne de la société.
Une menace pour la cohésion sociale
En diffusant des théories complotistes ou des fake news, "Les Natifs" sapent la confiance dans les médias traditionnels et les institutions.
Leurs actions ciblent souvent des boucs émissaires (migrants, musulmans, militants antiracistes), ce qui peut encourager des comportements discriminatoires ou violents.
Conclusion : Un collectif à démanteler ou à ignorer ?
"Les Natifs" se présente comme un mouvement de "résistance" patriotique, mais son discours et ses méthodes s’inscrivent dans une logique de division, de désinformation et de radicalisation. En banalisant des idées identitaires et complotistes, il contribue à fragiliser le vivre-ensemble et à alimenter les extrémismes.