L’Observatoire des violences politiques : un outil au nom encore fumeux de propagande d’extrême droite
Mis à jour le 06 avril 2026
L’Observatoire des violences politiques (OVP) a été créé sous le nom officiel d’« Observatoire de la vie démocratique », mais son objectif réel est tout autre : il s’agit d’un outil de propagande et de désinformation au service de l’extrême droite. Parmi ses fondateurs, on trouve deux figures particulièrement problématiques :
Ces deux individus incarnent une frange radicale de l’extrême droite, qui utilise des structures comme l’OVP pour cibler, discréditer et criminaliser les mouvements de gauche, les antifascistes et les associations progressistes.
L’OVP se présente comme un organisme neutre et scientifique, mais ses publications sont en réalité des pamphlets politiques visant à diaboliser l’extrême gauche et à minimiser les violences de l’extrême droite. Par exemple, en décembre 2024, l’OVP a publié une prétendue « enquête » sur l’agression de l’eurodéputée RN Marie Dauchy par un commerçant en Savoie. Cette publication visait à victimiser l’extrême droite et à présenter ses adversaires comme des violents, sans aucun souci d’objectivité.
Depuis sa création, l’OVP a produit plus de 200 « articles » ciblant des personnalités et des mouvements de gauche, des antifascistes, des syndicats étudiants, et même des élus. Parmi ses cibles :
L’OVP utilise des méthodes de désinformation pour discréditer ses adversaires, en amplifiant des incidents mineurs ou en inventant des accusations. Son objectif est clair : créer un climat de peur et de suspicion envers la gauche et les mouvements progressistes, tout en blanchissant les violences de l’extrême droite.
L’OVP joue un rôle clé dans la normalisation des idées d’extrême droite en France. En se présentant comme un « observatoire neutre », il tente de légitimer des discours racistes, xénophobes et complotistes. Ses publications sont régulièrement reprises par des médias et des personnalités proches du RN, comme Valeurs actuelles ou Fdesouche, qui en font un relais de leur propagande.
L’OVP entretient des connexions troubles avec des groupuscules d’ultradroite, comme la Jeune Garde (dissoute en 2025 pour violences) ou Lyon Populaire (également dissous). Ces groupes sont connus pour leurs agressions contre des militants de gauche, des antifascistes et des journalistes. En publiant des « enquêtes » biaisées sur ces violences, l’OVP contribue à brouiller les pistes et à présenter les victimes comme des agresseurs.
En février 2026, le Tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné à l’OVP de publier un communiqué judiciaire sur son site internet, après avoir été poursuivi pour des manquements à la déontologie et des accusations diffamatoires. Le tribunal a jugé que l’OVP avait dépassé les limites de la liberté d’expression et avait diffusé des informations mensongères dans le but de nuire à des individus et à des associations.
Cette condamnation révèle le vrai visage de l’OVP : une structure militante, partisane, et non un organisme d’analyse objective. Malgré cela, l’OVP continue de publier des « bilans » et des « enquêtes » qui sont repris par des médias complaisants, sans aucun esprit critique.
L’Observatoire des violences politiques n’est pas un organisme neutre, mais un outil de propagande créé par des militants d’extrême droite pour :
Ses fondateurs, Paul Carton et Éric Vienne, sont des figures radicales de l’extrême droite, liées à des réseaux néofascistes et militaristes. Leurs méthodes consistent à désinformer, manipuler et criminaliser leurs adversaires politiques.
Il est temps de démasquer cette structure et de refuser de lui accorder la moindre crédibilité. L’OVP n’est pas un observatoire, mais une machine de guerre politique au service de l’extrême droite.