**Quentin Deranque** (2002 - 14 février 2026) était un étudiant de 23 ans en science des données à l'université Lumière-Lyon-II (en alternance à la SNCF). Passionné de philosophie, d'histoire et de théologie, il a été mortellement blessé lors d'une violente altercation le 12 février 2026 à Lyon. Son décès a entraîné l'ouverture d'une enquête pour « homicide volontaire », impliquant plusieurs suspects, dont certains liés à la mouvance d'extrême gauche (notamment un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault mis en examen pour complicité)
Mis à jour le 18 avril 2026
Liens documentés avec les mouvements radicaux
L'engagement politique de Quentin Deranque s'est structuré récemment autour de groupuscules locaux classés à l'extrême droite radicale. Voici les éléments factuels qui le lient à ces mouvances :
Création du groupuscule « Les Allobroges » : En mai 2025, Quentin Deranque a cofondé ce groupuscule néofasciste basé à Bourgoin-Jallieu (Isère). Selon des sources comme StreetPress, bien que l'activité locale du groupe soit restée limitée (principalement des collages et des tags), il portait des positions suprémacistes et anti-immigration.
Participation au Comité du 9-Mai (C9M) : Toujours en mai 2025, il a participé avec « Les Allobroges » au rassemblement annuel du Comité du 9-Mai à Paris. Cet événement réunit chaque année plusieurs centaines de militants néofascistes et nationalistes de toute l'Europe. Ce rassemblement a été documenté et qualifié par le journal d'investigation Mediapart comme une manifestation « inondée de références au Troisième Reich ».
Réseau militant régional : Par le biais de son groupuscule, Quentin Deranque entretenait des liens avec d'autres collectifs néofascistes et identitaires de la région Auvergne-Rhône-Alpes, tels que Audace Lyon et Les Bayards Grenoble, ainsi qu'avec des groupes de hooligans comme les Bourgoin Defenders.
Nuances et contexte personnel
Pour avoir une vision complète, il est important de mentionner le profil personnel du jeune homme, qui contraste parfois avec la violence des idéologies auxquelles son groupe était affilié :
Absence d'antécédents : Le parquet et l'avocat de sa famille ont confirmé que Quentin Deranque n'avait aucun casier judiciaire et n'avait jamais été mis en cause pour des faits de violence.
Prise de distance récente : Selon les déclarations de sa famille à la presse, sa mère (d'origine péruvienne) s'était inquiétée à plusieurs reprises de ses nouvelles fréquentations militantes. Ses proches affirment que face à ces inquiétudes, il avait récemment commencé à se mettre en retrait de ces activités pour se recentrer sur sa foi et ses activités paroissiales. Ses proches le décrivaient comme un jeune homme qui préférait éviter les affrontements physiques.
En résumé, si Quentin Deranque n'avait pas un profil de militant violent ou un passé judiciaire, son engagement politique récent l'avait directement amené à structurer et à fréquenter des groupuscules dont l'idéologie (suprémacisme, néofascisme) et les événements (Comité du 9-Mai) sont historiquement et factuellement classés comme xénophobes et néonazis par les observateurs politiques et la presse d'investigation.